En tant qu’une des commissions régionales de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec (CDRHPNQ) représente un ensemble de trente-trois (33) points de service à la clientèle axés sur l’emploi et la formation, situés dans vingt-neuf (29) communautés de Premières Nations et dans quatre (4) centres urbains. De plus, deux organismes des Premières Nations participent à la Commission comme membres associés : le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec et Femmes Autochtones du Québec. Le Bureau régional de la CDRHPNQ, situé à Kahnawake, est responsable de la gestion de l’entente en vigueur (2010-2015) de la Stratégie de formation pour les compétences et l'emploi destinée aux Autochtones (SFCEA) signée avec Emploi et développement social Canada (EDSC), de même que d’autres ententes fédérales ou provinciales au bénéfice des membres de la Commission. La CDRHPNQ étant actuellement dans la dernière année de son entente, des négociations en vue du renouvellement sont en cours.

En 1992, en réponse aux démarches politiques des organismes des Premières Nations et Inuit, le gouvernement canadien a développé la stratégie « Les chemins de la réussite » et a signé des ententes de cogestion dans le but de favoriser la participation active des communautés de Premières Nations au Canada dans la prestation de services en matière de formation et de perfectionnement de leur main-d’œuvre. En vertu d’une entente de cogestion avec les autorités fédérales canadiennes, les Premières Nations du Québec ont formé la Commission autochtone de gestion régionale du Québec (CAGRQ). Le mandat de la Commission consistait principalement à soutenir le développement des organismes afin d’offrir formation et perfectionnement à la main-d’œuvre des Premières Nations du Québec. Cette entente de quatre ans a produit des résultats très positifs et a conduit à de nouvelles ententes.

En 1996, les Premières Nations du Québec et Ressources humaines et développement Canada ont signé un nouveau type d’entente. Les Ententes bilatérales régionales (EBR) avaient pour objectif spécifique de transférer aux divers regroupements représentant les Premières Nations, les Métis et les Inuit tous les pouvoirs nécessaires pour assumer l’ensemble des responsabilités en matière de formation et de perfectionnement de leur main-d’œuvre respective. Parmi ces ententes figurait l’entente qui est entrée en vigueur sous l’égide de l’APNQL. L’adoption de la résolution 3/1996 des Chefs a mené à la création de la CDRHPNQ.

En 1999, la Stratégie de développement des ressources humaines autochtones de RHDC incluait officiellement une composante urbaine nommée « Stratégie urbaine ».

En 2001, l’APNQL a mandaté la CDRHPNQ pour établir une structure de services assurant à tous les membres des Premières Nations vivant hors réserve des services justes et équitables en matière d’emploi et de formation. La résolution 16/2001 des Chefs demandait en outre que la CDRHPNQ révise certains mécanismes financiers et de prise de décision de la Stratégie urbaine en collaboration avec Le Regroupement des Centres d'amitié Autochtones du Québec (RCAAQ) et Femmes Autochtones du Québec (FAQ).

En 2007, aussitôt que RHDCC a annoncé la fin envisagée de la Stratégie de développement des ressources humaines autochtones (SDRHA), la CDRHPNQ a pris des mesures afin d’influencer le contenu du nouveau programme qui la remplacerait. Dès les premières consultations où des soumissions pour l’offre de services en emploi destinés aux Autochtones ont été examinées, la CDRHPNQ ainsi que les autres Premières Nations signataires d’entente ont toutes rejeté l’approche proposée, réitéré leurs revendications historiques en matière de financement et de ressources humaines, et demandé la parité avec les ententes Canada-Province relatives au marché du travail. Soutenue par l’Assemblée des Chefs, la CDRHPNQ a poursuivi ses actions dans les enceintes politiques et répété à plusieurs reprises son message. Depuis, le gouvernement a abandonné l’idée d’utiliser des soumissions, mais exige toujours que le signataire d’entente élabore un plan d’affaires stratégique quinquennal pour obtenir l’approbation ministérielle préalable à la ratification des ententes administratives.

À l’automne 2009, l’actuelle Stratégie de formation pour les compétences et l'emploi destinée aux Autochtones (SFCEA) était annoncée. L’assemblée des membres de la CDRHPNQ a approuvé le plan d’affaire stratégique 2010-2015. RHDCC n’ayant pas finalisé les lignes directrices financières et opérationnelles de la SFCEA au 1er avril 2010, les signataires d’ententes, dont la CDRHPNQ, n’ont commencé à offrir des services dans le cadre de la SFCEA qu’à partir du 1er octobre 2010.

Mission

La Commission est responsable, au niveau régional, envers l’APNQL, de l’administration des mesures de développement de l’emploi et de formation incluses aux accords placés sous juridiction par l’APNQL. Elle est également responsable du marché de l’emploi et du développement des capacités des membres des Premières Nations. Chaque membre de la Commission est responsable envers son gouvernement de Première Nation, de la même administration. La CDRHPNQ travaille également en étroite collaboration avec le Réseau jeunesse des Premières Nations du Québec et du Labrador (RJPNQL) et les autres commissions créées par l’APNQL

Commission de développement économique des Premières Nations et du Labrador (CDÉPNQL)

Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL)

Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN)

Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador (IDDPNQL)

Mandat

Le mandat principal de la CDRHPNQ est de promouvoir, favoriser, appuyer et mettre de l’avant toutes les initiatives nécessaires vouées au développement des ressources humaines contrôlées par les Premières Nations. Il est entendu que la plupart de ses activités visent à coordonner les mesures de mise en œuvre des accords et s’assurer que le gouvernement du Canada et les membres de la Commission se conforment à toutes leurs obligations.

Plan directeur Vision-cadre

Situation visée

L’autonomie et l’épanouissement des individus d’une collectivité des Premières Nations par le biais du travail, et ce dans des proportions comparables à la population québécoise (parité d’emploi).

Rôle

Amener un individu de sa situation initiale (milieu socioéconomique, familial et personnel) à l’intégration et au maintien en emploi.

Approche

Supporter l’individu dans sa démarche d’emploi en tenant compte de ses besoins particuliers et des obstacles qu’il pourra rencontrer, en établissant notamment les partenariats nécessaires à l’accomplissement, étape par étape, de son plan d’action.

Valeurs organisationnelles

L’intérêt collectif de ses membres

La Commission priorise l’intérêt collectif de ses membres, notamment dans ses réunions et dans les actes qu’elle pose.

Le droit d’être entendu

La Commission veille à mettre en place divers mécanismes d’échange permettant à chacun de faire connaître son point de vue.

Le soutien aux membres

La Commission offre du soutien à ses membres, notamment en leur fournissant les outils nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

Le partage des connaissances

La Commission favorise l’accès à une information courante, exacte et de qualité. La Commission utilisera le français et l’anglais dans ses travaux et verra à fournir, lorsque requis, l’interprétation simultanée.

L’innovation

La Commission recherche l’innovation.

La transparence

Conformément à sa responsabilité envers ses membres, la Commission gère ses activités avec transparence.

L’appui aux Premières Nations

La Commission favorise l’émergence et le développement des Premières Nations.

Nombre de mesures financées par la Commission 2006-2013

Résultats relatifs à la composante régionale de l’entente SFCEA

Le graphique ci-dessous nous montre l’évolution du nombre de mesures depuis l’année financière 2006-2007. En 2012-2013, sur un total de 8 099 mesures, 53% furent destinées à une clientèle jeune (15-30 ans) et 1% à des clients s'identifiant comme personnes handicapées.

Résultats relatifs à la composante urbaine de l'entente SFCEA

Le graphique ci-dessous nous montre l’évolution du nombre de mesures depuis l’année financière 2006-2007. En 2012-2013, sur un total de 1 761 mesures, 44% furent destinées à une clientèle jeune (15-30 ans).

Les observations et explications relatives aux données ci-dessus sont similaires à celles que l'on retrouve sous la rubrique Résultats des participants – Composante régionale de la SFCEA (cf. page 12), à la différence près que l'ensemble des Centres de service urbains (CSU) avait implanté le nouveau processus de comptabilisation des interventions d'aide et conseil dès le début de l'année 2012-2013.

Globalement, on remarquera que les résultats obtenus par la clientèle urbaine sont très similaires à ceux obtenus par la clientèle locale.

Système de soutien à l’adaptation au marché du travail autochtone (SSAMTA)

Le Système de soutien à l’adaptation au marché du travail autochtone (SSAMTA) est une base de données multifonctionnelle initialement développée en 1997 par la CDRHPNQ. Elle est actuellement utilisée par les points de service de même que par le Bureau régional comme plateforme de communication et outil opérationnel. Le SSAMTA soutient la gestion quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle et annuelle des budgets et des exigences en matière de rapports. Il aide à standardiser le développement – et le suivi qui y est lié -  des plans d’action en emploi de la clientèle. Plus encore, le SSAMTA permet la gestion de l’information relative à la main d’œuvre et au marché du travail des Premières Nations au niveau local. Toutes les données saisies restent la propriété des communautés.

Veuillez contacter le Bureau régional si vous souhaitez obtenir de plus amples renseignements et/ou si vous êtes intéressés à obtenir une licence du système pour l’utiliser avec votre communauté.